10 janvier 2019

[interview] – Le thésard pas taiseux : 3 questions à un(e) thésard(e)

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Question 1 : Pouvez-vous nous présenter votre laboratoire de recherche et décrire votre sujet de thèse ?
Je suis en troisième année de thèse à l’Institut des Matériaux Jean Rouxel à Nantes. Au sein de l’équipe MIOPS « Matériaux Innovants pour l’Optique, le Photovoltaïque et le Stockage », je travaille sur une des technologies utilisées dans le photovoltaïque, le CIGSe.
Plus spécifiquement ma thèse porte sur l’optimisation du procédé de mise en série des cellules photovoltaïques, i.e. la réalisation de modules
Les modules sont fabriqués par alternance de dépôts sous vide et de gravures (réalisées mécaniquement ou par photolithographie).
Le but de ma thèse est d’améliorer le rendement des modules CIGSe en augmentant leur surface active.
Nous sommes le seul laboratoire en France à travailler sur cette thématique. Nous obtenons des résultats très encourageants. L’université d’Uppsala (Suède) travaille également sur cette thématique ce qui nous permet de progresser plus rapidement.

Quel est selon vous l’avenir de la technologie CIGS dans le monde ?
D’après moi le silicium fonctionne bien et a capté une grande part de l’investissement industriel mondial, ce qui laisse peu de place aux technologies alternatives dont le CIGS fait partie.
Toutefois, du point de vue de la recherche fondamentale, il y a beaucoup d’axes d’améliorations possibles sur cette technologie.

Question 2 : Qu’envisagez-vous de faire à l’issue de votre thèse ?
Doctorat en poche, j’envisage de m’orienter vers la R&D industrielle en poursuivant mes travaux sur le photovoltaïque, probablement en Allemagne.
Ma formation initiale d’ingénieure effectuée en alternance au sein d’un labo R&D privé m’a donné le goût de la recherche appliquée en entreprise.

Question 3 : Une dernière question Justine, à l’issue de vos 3 années de thèse pouvez-vous nous dire si le métier de chercheur correspond à ce que vous imaginiez ?
Oui, mais c’est un métier bien différent suivant que vous l’exerciez en recherche académique au sein d’une université ou en entreprise au sein d’un labo privé. Pour ma part, je préfère les objectifs concrets et le challenge de devoir obtenir des résultats à courts termes. Cela correspond à mon tempérament. C’est pourquoi je m’oriente plutôt vers la R&D privée pour la suite de ma carrière. Toutefois, la recherche académique est complémentaire car elle permet d’approfondir un certain nombre de sujets. C’est bien la raison pour laquelle les entreprises collaborent fréquemment avec des labos de recherche académiques. J’ai compris beaucoup de choses sur la caractérisation et le photovoltaïque lors de mon passage à l’IMN. Je ne le regrette pas !

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